Europe Ecologie Haut Val de Marne

02 mars 2011

Vendredi 4 mars 20 h : rassemblement du Comité de soutien des roumains de Sucy

Salle Sainte Bernadette, en face de Simply Market (Avenue du Fort à Sucy) à partir de 20h, le Comité de soutien des roumains de Sucy convie toutes celles et tous ceux qui le veulent à les rejoindre pour une soirée conviviale. Divers échanges seront organisés ainsi qu'un temps "conte-musical".

Affichette_mars_11Fred BRAND

Posté par Fred BRAND à 20:56 - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 mars 2010

Résultats d'Europe Ecologie dans le Val de Marne - Evolution entre 2009 et 2010

Quelques cartes des résultats d'Europe Ecologie dans le Val de Marne, avec le minimum de commentaires pour laisser à chacun le soin de tirer ses propres conclusions


1. EVOLUTION DU VOTE EUROPE-ECOLOGIE ENTRE 2009 ET 2010

Nous avons choisi de cartographier le nombre de votants Europe Ecologie aux deux scrutins de 2009 et 2010 (cercles rouges) et de calculer l'évolution en % des inscrits plutôt qu'en pourcentage des votants. L'abstention est en effet une composante importante du vote et elle est ainsi mieux mise en valeur.

VertsEE09inscrits

Lors des européennes de 2009, les listes Europe Ecologie avaient totalisé de 2 à 12% des inscrits, avec des résultats particulièrement élevés près de Paris mais aussi dans des communes plus éloignées. On a ajouté le nombre de voix Europe Ecologie (cercles rouges) pour rappeler que les communes n'ont pas le même poids électoral. Un score très élevé à Santeny rapporte évidemment moins de voix qu'un score plus faible à Champigny ou Créteil.

VertsEE10inscrits

L'éclaircissement général de la carte est évidemment une conséquence de l'abstention globalement plus forte aux régionales de 2010 qu'aux européennes de 2009. La géographie du vote Europe Ecologie demeure globalement la même, mais avec des % nettement plus faible ce qui montre qu'une partie de notre électorat s'est abstenue ou a voté pour d'autres partis.
VertsEE0910inscrits

En dehors de Villeneuve Saint Georges et de Noiseau, on observe une diminution nette du nombre de votes Europe Ecologie dans toutes les communes du Val de Marne. Les pertes les plus fortes s'opèrent évidemment dans les communes les plus peuplées (cercles bleu foncé) et il vaut mieux raisonner en relatif (trames bleu clair à bleu foncé). Il est clair que c'est dans les bastions d'Europe Ecologie proche de Paris que le recul est le plus fort, non seulement en termes absolus mais aussi en termes relatifs. Cela signifie que les arguments de campagne qui avaient fait mouche pour les Européennes dans ces communes n'ont pas eu cette fois-ci le même impact pour les régionales. Les communes où Europe Ecologie étaient moins bien implanté en 2009 (souvent des communes à fort vote communiste) enregistrent des reculs plus faibles (Ivry, Bonneuil, ...).

2. RESULTATS DU SECOND TOUR ET REPORT DE VOIX


HUCHON2010Tour2
La  carte du vote Huchon au second tour illustre le classique rapport Droite-Gauche dans le département. Les communes qui ont voté le plus Huchon ne sont généralement pas des communes où Europe Ecologie a réalisé de forts scores au premier tour, même s'il y a des exceptions.

analysejpg

Il faut recourir à un modèle statistique pour mieux voir l'apport d'Europe Ecologie à la victoire des listes Huchon au deuxième tour. On a construit un modèle de régression multiple exprimant le % de votes pour Huchon au deuxième tour en fonction du % de votes pour les différentes listes au premier tour. On voit alors très bien que, toutes choses égales par ailleurs, les communes qui ont le plus voté Europe Ecologie ont bien contribué positivement à la victoire, tout comme celles qui ont voté PS, NPA ou Front de Gauche. On note également que les communes qui se sont abstenues au premier tour ont plus voté Huchon au second, démontrant que les partis de gauche ont mieux mobilisé leurs militants. On notera enfin que les communes qui ont voté pour les écologistes "indépendants" du MEI au premier tour ont ensuite accordé relativement moins de voix à la liste Huchon et plus à la liste Pecresse. Idem pour le vote Modem, qui cette fois-ci a plutôt favorisé la droite au second tour.

3. RAPPORT DE FORCE A GAUCHE (PS, EE, FDG)

EEPSFG

Il est intéressant d'examiner le poids relatif des trois partis PS, EE, FDG au premier tour des régionales, pour voir ce que pourraient être les alliances ou rapport de forces futurs dans le Val de Marne. Nous avons construit à cet effet un diagramme triangulaire ou la somme des voix des trois partis fait 100%, puis nous avons dégagé trois situations communales :

  • PS dominant (ex. Créteil) : communes où le PS totalise plus de voix que le Front de Gauche et Europe Ecologie réunis. Même si ceci est à relativiser par le caractère particulier des régionales, cela définit des situations ou le PS aura plutôt tendance à imposer ses candidats à ses alliés potentiels.
  • Bastion Front de Gauche (ex. Bonneuil) : communes où le PS ne dispose pas de la majorité des voix et où la seconde force est plutôt le Front de Gauche. Les Verts sont minoritaires mais peuvent développer des alliances différentes, soit avec le PS soit avec le Front de Gauche.
  • Bastions Verts (ex. Saint-Maur) :   communes où le PS ne dispose pas de la majorité des voix mais où la seconde fore aux régionales (et souvent la première aux européennes) est Europe Ecologie / les Verts. Il s'agit typiquement de communes ancrées à Droite, et où une tête de liste écologiste pourrait l'emporter si elle négocie le soutien des deux partenaires de gauche.

N.B. Attention, les trois types ont été tracés sur un graphique et non à l'aide du tableau de chiffre. Il peut donc y avoir de légères erreurs dans l'attribution des communes aux trois classes. De toutes façon, le résultat des régionales est à croiser avec d'autres élections antérieures.

Claude Grasland
Militant Verts, Sucy-en-Brie 



ANNEXE : CARTE DE LOCALISATION DES COMMUNES DU VAL DE MARNE

nomjp

Posté par verts_sucy à 14:37 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

18 mars 2010

PECRESSE 2010 : Envie de nous prendre pour des pommes ...

Les militants UMP du Val de Marne ont décidément bien du courage ... Après nous avoir distribué des tracts vantant le projet Grand Paris, voilà que ce matin ils distribuaient des pommes en se faisant les champions de l'agriculture de proximité et des circuits courts.

pecresse006

Pas la peine de passer beaucoup de temps à répliquer à une campagne surréaliste de la droite qui essaye de débaucher à la fois les militants du FN et ceux d'Europe Ecologie. Contentons nous d'une petite image où toute ressemblance avec des personnages politiques existant serait évidemment fortuite :

blanche_neige

Claude Grasland
Militant Verts,  Sucy-en-Brie

Posté par verts_sucy à 20:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

21 février 2010

CARTES ET ARGUMENTS DE CAMPAGNE : LA COMPIL'

Pas de nouvel article cette semaine, mais la compilation des 6 précédents sous la forme de diaporamas au format PDF que vous pourrez utiliser plus facilement dans les meetings de campagne



ca1jpg

TELECHARGER Cartes & arguments 1 (PDF, 184 Ko)


ca2jpg

TELECHARGER Cartes &_Arguments 2 (PDF, 704 Ko)


ca3jpg

TELECHARGER Cartes & Arguments 3  (PDF, 394 Ko)


ca4jpg

TELECHARGER Cartes & Arguments 4  (PDF, 320 Ko)


ca5jpg

TELECHARGER Cartes & Arguments 5  (PDF, 724 Ko)


ca6jpg

TELECHARGER Cartes & Arguments 6 (PDF, 344 Ko) 


Si vous avez besoin d'une version du diaporama au format Power Point ou Open Office  pour retravailler les diapositives, merci de m'envoyer un message à claude.grasland@wanadoo.fr, car ils sont trop gros pour être déposés sur ce blog sous cette forme.


Claude Grasland

Militant Vert, Sucy-en-Brie

 


17 février 2010

Réunion Europe Ecologie à Sucy-en-Brie - Lundi 20 Février à 20h30

Rencontre débat

Lundi 22 février 20h30
Maison des Associations du Clos de Pacy
9 Ter rue Maurice Berteaux
Sucy-en-Brie
à côté du Marché et du Monoprix, à 10 minutes à pieds du RER Sucy-Bonneuil



Tract_recto
Tract_verso


Tract_Recto (PDF)

Tract Verso (PDF)

14 février 2010

CARTES ET ARGUMENTS DE CAMPAGNE (6) : Paris, "Ville-Lumière" ou capitale de la pollution lumineuse ?

L'éclairage nocturne est un exemple concret de gaspillage de ressources énergétiques et de perturbation des ecosystèmes naturels. La peur du noir révèle par ailleurs les obsessions sécuritaires de la majorité UMP et d'une partie des socialistes qui souhaitent favoriser le développement de la vidéo-surveillance, au mépris des libertés individuelles. 

Vue du ciel, la "Ville-Lumière" qu'est Paris apparaît surtout comme une immense machine à gaspiller. Or, de nombreuses actions concrètes sont possibles pour réduire le fléau de la pollution lumineuse sans pour autant réduire le confort et la sécurité des citoyens.

Sans reprendre en détail l'analyse détaillée du phénomène de pollution lumineuse que nous avions présenté le 22 mars 2009 lors des élections europénnes, nous présentons ici un zoom sur la région Ile de France

LES LUMIERES DE LA VILLE

Vu du sol : une aurore boréale permanente

Pollutlightphoto

Tout les franciliens peuvent en faire l'expérience : il n'y a plus de nuit dans notre région ! Comme le rappelle un article  de Rue 89 (O. Neiman, "Pollution, ces activistes qui éteignent les lumières", 29 fev. 2008) "Pour ceux qui ont la tête dans les étoiles, cette pollution a de quoi les faire redescendre. Le halo lumineux urbain augmente la clarté générale de la voute céleste et en masque les « détails ». Ainsi, depuis Paris, on compte les étoiles sur les doigts de ses mains.Les oiseaux migrateurs ne sont pas plus à la fête. Ces halos lumineux, intenses dans certaines villes, désorientent leur trajet, quand ils ne vont pas s'écraser contre les façades d'immeubles situés en littoral. Quant aux riverains, les lumières clignotantes perturbent également leur sommeil."

Vu du ciel : des plaques lumineuses urbaines reliées par les axes routiers
Mappolu
La carte de la pollution lumineuse est évidemment associée à la carte des des densités de population et on repère facilement Paris au centre de l'image, les villes de l'axe de la Loire au sud-ouest  en bas à gauche (Orléans, Blois, Tours, Angers, Nantes), les villes de l'axe rhénan à l'est à droite (Bâle, Mulhouse, Strasbourg, ...) et surtout l'énorme conurbation urbaine de la basse vallée du Rhin, à cheval sur la Belgique, l'Allemagne et les Pays-Bas et même le Nord de la France (Lille, Valenciennes). Les axes autoroutiers sont également bien visibles, surtout lorsqu'ils traversent des zones fortement urbanisées et industrialisées comme la vallée de la Seine, de Paris à Rouen et au Havre.

Corrélation entre pollution lumineuse et artificialisation des sols
clc2000jpg

On peut rapprocher la carte de la pollution lumineuse de la carte de l'utilisation du sol établie par l'Agence Européenne de l'Environnement pour l'année 2000. Les zones artificialisées (villes, routes, aéroports, zones industrielles) sont ici représentées en rouge ou en violet, tandis que les zones de grande culture sont en jaune clair (la Beauce est très visible au Sud de Paris et la Brie à l'Est), les zones de prairies en verts clair et les forêts en vert foncé.

Le grignotage des espaces naturels entre 1990 et 2000

   variation90jpglegjpg

Une autre carte disponible sur le site de  l'Agence Européenne de l'Environnement permet de suivre les progrès de l'urbanisation entre 1990 et 2000. Sur la carte ci-dessus, on voit comment les zones urbaines de 1990 se sont aggrandies pour grignoter de plus en plus d'espaces naturels sur leur bordures (en jaune, orange et rouge). Le phénomène est très spectaculaire en Ile de France et le long des axes routiers qui relient Paris aux autres villes du bassin parisien.

LES PROPOSITIONS DES VERTS ET D'EUROPE ECOLOGIE

Notre programme pour les régionales

Comme nous l'avons montré dans la dernière livraison -  Cartes et Arguments de Campagne (5) : les cartes mentales des principaux partis politiques - les deux principaux partis politiques concentrent leur campagne sur les thèmes des transports et de l'économie de la connaissance, mais négligent les questions environnementales. Avec sans doute un brin de cynisme, Valérie Pecresse et Jean-Paul Huchon considèrent que depuis l'échec de Copenhague, le thème du développement durable n'est plus "porteur" et qu'il faut passer à autre chose pour remporter les élections régionales.

Eh bien, gageons qu'ils ont tort ! Le programme des Verts et d'Europe-Ecologie prend quant à lui le risque de continuer à défendre l'ensemble de ses priorités, à la fois économiques, sociales et environnementales, sans indexer leur importance relative sur le cours douteux des sondages d'opinion.

Et puis, la campagne des régionales n'est pas le seul moment de l'action et les militants Verts se battent au quotidien au côté des associations sur les questions d'environnement et de pollution lumineuse. Un bon exemple est fourni par la question des illuminations de Noël.

Un exemple d'action locale : les illuminations de Noël

Quatre associations ont lancé une campagne contre le gaspillage constitué par les illuminations de Noël.

"La multiplication des illuminations de Noël, à l’approche des fêtes de fin d’année, entraîne chaque année un gaspillage énergétique considérable. Ce scintillement embrase nos villes et campagnes à tel point que cette course au chatoiement généralisé réussit le tour de force d’éteindre la nuit ! Chaque année, nous assistons donc à une explosion de lumières artificielles dont les conséquences climatiques et énergétiques sont incontestables. Par mimétisme ou concurrence, le recours à ces illuminations intervient de plus en plus tôt dans l’année, éclairant les zones et rues commerciales dès les premiers jours de novembre ! Pire, certaines illuminations restent allumées 24h/24h, sept jours sur sept, quatre mois durant !!

Cette campagne de mobilisation citoyenne ne préconise pas l’arrêt des festivités en période de Noël mais postule que cet excès revêt un caractère symptomatique d’une société de surabondance et de gaspillage. Ces illuminations sont aux décorations de Noël ce que les 4x4 sont à l’automobile, une façon de briller en société mais qui débouche sur une éclipse partielle de notre lucidité écologique. Une fois encore, nous ne pouvons que constater la césure existante entre les grands discours sur le civisme écologique et une réalité moins radieuse"

Pour en savoir plus : http://www.agirpourlenvironnement.org/campagnes/a6.htm

Une action très simple consiste à déposer un amendement au budget municipal demandant la réduction des subventions (considérables) affectées à ces illuminations de Noël et à les redistribuer vers des actions en faveur de l'environnement. Deux exemples :

Ce qui est intéressant dans ces deux exemples c'est le fait que les Verts, même s'ils n'étaient pas majoritaires, ont réussi à faire adopter une mesure par les majorités PS ou UMP grâce aux relais importants qu'ils avaient dans l'opinion publique via les associations.


Claude Grasland

Militant Verts, Sucy-en-Brie


07 février 2010

CARTES ET ARGUMENTS DE CAMPAGNE (5) : les cartes mentales des trois principaux partis politiques (PS, UMP, EE)

Les programmes des principaux partis candidats aux élections régionales en Ile de France sont désormais publiés et largement diffusés sous forme de tracts et sur les sites internet.

Au delà des arguments publicitaires et des mises en pages, il est intéressant d'analyser le contenu de ces documents en observant les mots qui reviennent les plus fréquemment pour voir ce qu'ils nous apprennent sur les objectifs explicites et implicites de chaque parti. Une "cartographie mentale" peut facilement être réalisée à l'aide du site http://www.wordle.net

Un petit jeu pour commencer : pouvez vous deviner au programme de quelle liste (UMP, PS ou EE) correspondent respectivement les trois nuages de mots ci dessous ?

Wordle: Pecresse 2010 : Mots les plus utilisés dans le programme des régionale

Wordle: Mots du tract Huchon 2010 "Mon projet pour l'Ile de France"

Wordle: Les mots du programme Europe Ecologie Ile de France

 

 


RÈGLES DU JEUX POUR UNE COMPARAISON OBJECTIVE

On a beau être militant, on n'en reste pas moins scientifique (dans une autre vie) ... Aussi, l'auteur de ces lignes a choisi de décrire précisément la méthode utilisée pour établir les cartes mentales des différents partis, afin que chacun puisse refaire lui-même l'analyse et vérifier les résultats. Voici donc les principes suivis :

  • Utiliser le document de campagne le plus représentatif : pour chaque parti, nous avons retenu le tract présentant les propositions de campagne le plus à jour à la date du 7 février 2009.
  • Éliminer tous les mots de vocabulaire usuels non pertinents : Wordle procède de lui-même à un filtrage des mots courants type "le", "la", "les", "et", "ou" ... Nous avons également éliminé les mots banaux comme "tout", "tous", "cette" ...
  • Éliminer les mots obligés de la campagne des régionales en Île de France : tous les partis utilisent évidemment les termes "régions", "régional", "Ile-de-France" et les noms de leurs leaders "Jean-Paul Huchon", "Valérie Pecresse" ou "Cecile Duflot". Nous avons éliminé l'ensemble de ces termes peu significatifs, sauf si l'on considère que le vote se détermine sur des personnes et non sur des programmes.
  • Utilisation de la même mise en page Wordle : Il aurait été évidemment facile de tricher en utilisant des couleurs, orientations ou polices de caractères différentes pour chaque parti, réservant les plus hideuses à ceux que l'on ne soutient pas et les plus favorables à son parti préféré. Nous avons opté pour une solution identique, mettant chaque parti sur un pieds d'égalité.

On peut évidemment soupçonner un militant Vert déclaré d'avoir consciemment ou inconsciemment truqué les résultats, aussi nous précisons à chaque fois nos sources et nous invitons les militants des autres partis à refaire et vérifier l'analyse proposée ici et  nous transmettre leurs conclusions, critiques ou propositions d'amélioration dans la partie "commentaire" de ce blog.


1. LES MOTS DE  L'UMP : PRIORITE AUX TRANSPORTS ET LA COMPETITIVITE 

Analyse du tract "Avec Valerie Pecresse, Changer c'est possible"

progPecressejpg

WordleUMPjpg

  • La campagne est centrée sur la question des transports : En dehors du mot "transport", on note la fréquence des mots "gare", "prolongement", "Grand Paris", "Pôle", etc. qui sont en ligne avec la stratégie de compétitivité de l'UMP.
  • L'enseignement supérieur est mis au service de la campagne : Valérie Pecresse utilise sa fonction de ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche pour peser sur la campagne ("Campus", "Internet", "recherche", "étudiants", "savoir", "formation" ) et tenter de séduire une population étudiante nombreuse en Île de France.
  • La stratégie de Lisbonne est finalement le coeur du programme : Il s'agit de faire de la région Île de France une économie compétitive tournée vers la haute technologie, quel qu'en soit le coût social ou environnemental. Les mots associés à ces deux dernières priorités ("crèche", "emploi", énergie", écologie")  sont clairement moins fréquents que ceux associés à la compétitivité économique ("entreprise", "service", "technologie").

 


2. LES MOTS DU PS : PRIORITE AUX JEUNES, AUX TRANSPORTS ET AU LOGEMENT

Analyse du tract "Huchon 2010 : Mon projet pour l'île de France"

proghuchonjpg

WordlePSjpg


  • La campagne est ciblée en priorité sur les jeunes : c'est le mot qui ressort le plus nettement, au point qu'on ne peut douter qu'il résulte d'un choix de communication. On trouve également les mots "étudiants" ou "formation" ce qui montre que les thèmes de campagne sont ici une réponse directe à Valérie Pecresse.   
  • Les transports sont un thème majeur : Comme dans le cas précédent, la campagne du PS est symétrique de celle de Valérie Pecresse. Mais la fréquence des mots "accès" et "territoire" souligne que l'ambition est ici de desservir l'ensemble des franciliens et pas seulement les pôles de compétitivité. Le tract comporte d'ailleurs une carte du réseau Arc-Express, en réponse à la carte du métro du Grand Paris qui figure dans le programme de l'UMP.    
  • Les thématiques sociales, comme le logement et emploi ne sont pas négligées mais apparaissent un peu moins fréquemment. Des termes consensuels comme "ensemble", "chacun", "projet", "plan", "oeuvre", "aide", "soutien" marquent un discours politiquement très correct mais pas forcément précis.   


3. LES MOTS D'EUROPE ECOLOGIE : POUR UNE ÉCONOMIE DURABLE ET SOLIDAIRE

Analyse du tract "Le contrat écologiste pour l'île de France"

progEEjpg

WordleEEjpg


  • Aucun mot ne domine de façon écrasante sauf "Vie"  : c'est la principale originalité du programme écologiste par rapport à ceux de l'UMP et du PS qui privilégient l'un et l'autre un nombre réduit de thèmes de campagne. Loin de se limiter aux transports et à l'enseignement supérieur, le programme Europe Écologie balaye l'ensemble des questions et n'a visiblement pas été rédigé par des conseillers en communication issus de Science Po ...   
  • Les trois piliers du développement durable forment le coeur du programme : On voit en effet bien que les fréquences de citation des mots "écologique", "économie" et "social" sont à peu près équivalentes, associées à "vie", "qualité", "politique" et "développement"   
  • Des enjeux politiques sociaux et culturels diversifiés :  on peut voir à la diversité des termes secondaires ("biodiversité", "quartier", "agricole"...) que le programme est très détaillé en raison du grand nombre de compétences qui ont été mobilisés dans la création des listes Europe Écologie. Ceci ressort très bien du vocabulaire avec des mots comme "association", "quartier", "lutte", "citoyens", etc.


  BOUCLIER FISCAL, BOUCLIER SOCIAL ET BOUCLIER MORAL

La principale conclusion que l'on peut tirer de cette analyse est que les deux partis majoritaires (PS et UMP) ont tendance à limiter le débat à deux ou trois questions (transport, enseignement supérieur, emploi) et à figer le débat dans l'alternative compétitivité économique (quel qu'en soit le coût social) ou cohésion sociale (quel qu'en soit le coût écologique).

Seule la liste Europe-EcologieEurope-Ecologie tente de couvrir l'ensemble des thématiques du développement durable, en associant les questions économiques, sociales et environnementales.  Ceci est évidemment le point de vue de parti pris d'un militant Vert. Et nous laissons chacun de se faire son opinion au vue de ces petites analyses qui ne remplacent évidemment pas la lecture approfondie des programmes. Il est bien évident que les propositions les plus importantes peuvent être noyées dans un magma de termes supposés "rentables" en terme de communication politique.

On ajoutera tout de même qu'à titre personnel, aucun des programmes ne nous semble satisfaisant sur la question des relations Nord-Sud et de la solidarité planétaire. Tout se passe comme si l'échec de Copenhague avait rendu tabou le sujet de l'aide aux pays les plus pauvres.

La campagne des régionales tourne autour d'une bataille de boucliers (fiscal pour l'UMP, social pour le PS) mais on oublie simplement que ces boucliers ne protègent finalement que les riches citoyens (pour l'UMP) et les habitants de l'Ile de France (pour le PS). Ou est la justice et la générosité dans tout cela ? Quitte à parler de bouclier, défendons un bouclier moral consistant à verser 0.7% des ressources budgétaires de la région francilienne à l'aide au développement pour remplir les objectifs du Millénaire !

Finalement, quel parti nous offrira un programme dont les mots ressembleraient à ceci :

ddhjpg

Mots les plus fréquents de la déclaration universelle des droits de l'homme

Claude Grasland

Militant Verts, Sucy-en-brieSucy-en-brie



31 janvier 2010

CARTES ET ARGUMENTS DE CAMPAGNE (4) : Proposer des indicateurs statistiques fiables de développement durable

Contrairement à l'image qui leur est souvent prêtée, les écologistes ne privilégient aucunement l'environnement par rapport à l'économique et au social mais cherchent à articuler les trois dimensions. C'est ce qu'on appelle le développement durable, mot hélas tellement galvaudé qu'il finit par devenir inaudible.

Le problème concret d'une politique de développement durable est de trouver des indicateurs statistiques fiables qui articulent ces trois dimensions économiques, sociales et environnementales. Ni le taux de chômage, ni le revenu moyen des habitants ne suffisent par exemple à mesurer correctement les inégalités sociales qui sont également liées à la scolarisation, à la santé.

Il existe pourtant des pistes pour renouveler les indicateurs et donc les politiques qui pourraient être menées en Ile de France.



1. Le Tableau d'indicateurs de développement durable de la région Ile de France (IAURIF, 2007)

idfddjpeg
L'étude réalisée par l'IAURIF en Juillet 2007 présente le grand intérêt de faire un point sur les différentes dimensions du développement durable et de montrer quels types d'indicateurs peuvent être construits pour conduire une politique de développement durable. Si les candidats Verts et Europe Ecologie veulent se démarquer des autres candidats, ils doivent s'appuyer sur ce rapport qui offre une grande richesse d'analyse et permet d'étayer notre programme.
Quelques exemples ...

2. LE BRUIT : UN PROBLEME A LA FOIS ECONOMIQUE, SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL

Le bruit offre un exemple parfait d'imbrication des dimensions économiques sociales et environnementales, comme on peut s'en rendre compte en analysant la carte et les tableaux reproduits dans le rapport de l'IAURIF (pp. 34-37).

bruitjpg

  • Bruit et transport : Le rapport pointe sans ambiguïté le rôle des transports routiers et des aéroports dans la production du bruit : "En Île-de-France, l’impact sanitaire des nuisances sonores est amplifié par la présence d’importantes infrastructures de transport, d’une forte urbanisation, surtout en zone centrale de l’agglomération, et par conséquent d’une importante concentration de population. Parmi les ménages enquêtés, 40% des ménages franciliens (pendant la journée) perçoivent le bruit comme une nuisance et 24% ont cette même perception pour la nuit. La circulation routière est la  principale responsable de cette nuisance perçue par les ménages.  "
  • Les enjeux économiques : La lutte contre le bruit suppose donc une régulation des transports routiers et aériens, mais celle-ci entre évidemment directement en conflit avec des enjeux économiques de desserte de la région tant pour ce qui concerne l'Industrie que les services. Il faut évidemment rappeler que d'autres modes de transport produisent moins de nuisances (rail, eau) et que les enjeux d'une politique de transport s'apprécient sur le long terme.
  • Les enjeux sociaux :  On doit également s'interroger sur les inégalités sociales en matière d'exposition au bruit, en croisant la carte des nuisances sonores avec celle des revenus des populations, des catégories sociales, des taux de chômage. On voit alors apparaître de fortes inégalités sociales puisque les populations les plus riches peuvent retarder la mise en place d'infrastructure routière (bouclage A86 vers l'ouest) ou bien obtenir des aménagements sonores exceptionnels (Aménagement de Neuilly) voire des transformations des couloirs aériens à leur profit.
  • Les enjeux environnementaux : Ils ne constituent pas un chapitre isolé du problème mais recoupent les deux précédents. Le bruit est en effet facteur de nuisance tant pour les populations humaines que pour les autres espèces vivantes (oiseaux, ...). Les questions de santé doivent évidemment être ici évoquées, avec le problème des insomnies et autres pathologies liées au bruit.

3. UN INDICATEUR SYNTHETIQUE DE DEVELOPPEMENT HUMAIN POUR L'ILE DE FRANCE ?

Sous la pression des élus Verts, de nouveaux indicateurs ont été testés pour mieux mesurer les inégalités sociales. S'inspirant du célèbre Indicateur de de Développement Humain utilisé par les Nations Unies, l'IAURIF a tenté de proposer un indicateur équivalent adapté à la situation francilienne, en combinant les trois dimensions de santé, d'éducation et de niveau de vie.

recettejpeg

Comme le souligne Francine Bavay, Vice présidente Verte du conseil régional d'Ile de France sur son Blog, En Ile-de-France, la forte concentration d’entreprises et d’établissements d’enseignement supérieur sur ce territoire a pour effet de gonfler à la fois le PIB mais aussi les Taux Bruts de Scolarisation. Afin de contourner ces difficultés, une déclinaison régionale de l’IDH en Ile de France(IDH-2) est actuellement expérimentée. Cet indice permet d’illustrer la répartition inéquitable du développement humain sur le territoire régional : une zone de niveau de vie très élevée s’étend à l’ouest de la région sur l’essentiel du département des Yvelines et une partie du département de l’Essonne. A l’est, et plus particulièrement dans le département de la Seine-et-Marne, on observe très nettement un affaiblissement progressif du niveau de vie au fur et à mesure de l’éloignement de la capitale.

Carte de l'IDH-2 des communes d'Ile de France en 1999 (source IAURIF, 2007)
carteIPH2

idhdepjpeg

La carte des valeurs communales et le tableau des valeurs départementales montrent l'importance des inégalités sociales en Ile de France et la nécessité de réduire ces inégalités à la fois entre les départements et entre les communes  à l'intérieur de ceux-ci (Cf. Cartes et Arguments de Campagne n°3).

On voit également combien le tracé du métro du Grand Paris serait injuste et de nature à renforcer encore les injustices sociales à l'intérieur de la région (Cf. Cartes et Argument de Campagne N°2).

Claude GRASLAND

Militant Verts, Sucy-en-Brie

24 janvier 2010

CARTES ET ARGUMENTS DE CAMPAGNE (3) : Combattre les inégalités économiques localement et globalement

Face à une Droite qui préconise l'individualisme et l'égoïsme, quelle doit être la position des écologistes en matière de réduction des inégalités économiques et sociales ?

Face à des partenaires de Gauche qui accusent le écologistes de prôner la décroissance contre les intérêts des travailleurs soumis à la crise économique, comment affirmer nos idées ?

Réponse en images et en cartes, du local au global.


1. REDUIRE LES INEGALITES GLOBALES : La région Ile de France doit atteindre les Objectifs du Millénaire (0.7% de la richesse pour l'aide au développement)

En observant l'évolution de l'Indicateur de Développement Humain de 1975 à 2002, on constate que les écarts se sont un peu atténués de part et d'autre de la Méditerranée, mais ils se sont considérablement renforcés avec les pays situés au sud du Sahara (Carte 1). Les migrants pauvres continueront d'affluer vers l'Europe et à mourir aux portes de celle-ci tant que les inégalités mondiales ne seront pas sensiblement réduites (Carte 2). La Région Ile de France doit montrer l'exemple et se fixer pour objectif de consacrer 0.7% de son budget à l'aide aux pays en développement.

Carte 1 : Evolution de l'indicateur de développement humain (1975-2002)

(Source : Didelon, Grasland & Richard, 2008, Atlas de l'Europe dans le Monde, Documentation française)

idheuromedjpeg

Carte 2 : Evolution du nombre de décès de migrants en Méditerranée (1993-2006)

(Source : Didelon, Grasland & Richard, 2008, Atlas de l'Europe dans le Monde, Documentation française)

euromeddeathjpeg


2. REDUIRE LES INEGALITES LOCALES : La région Ile de France doit développer des mécanismes de péréquation juste entre départements et communes, tout en respectant leur autonomie.

En observant la carte des revenus par habitant, on constate l'existence de très fortes inégalités à la fois entre les départements et entre les communes d'Ile de France. Il faut donc mettre en jeu des mécanismes variés de solidarité, en agissant sur plusieurs échelles d'intervention.  La réforme de la taxe professionnelle proposée par le gouvernement UMP ne va pas dans ce sens puisqu'elle contribue à la fois à accroître les différences de ressource des communes et à réduire leur autonomie budgétaire.

Carte 3 : Identifications des communes d'Ile de France à faible revenus en 1999 selon trois échelles

PcsyntjpgHypIdfjpeghyplegjpg

Explication : On a repéré sur les cartes les communes dont le revenu par unité de consommation est inférieur de 20% à celui de la région (Global deviation) ou à celui de leur département (Medium deviation) ou à celui des communes voisines (local deviation). Carte réalisée par C. Grasland, UMR Géographie-cités.

  • Clichy Sous-Bois est un exemple de commune pauvre à toutes les échelles : Ses habitants ont des revenus inférieurs de - 47% par rapport à la moyenne de l'Ile de France, de -23% par rapport au département de Seine Saint Denis et de -38% par rapport aux communes voisines (notamment le Raincy). Il faut donc développer ici une solidarité massive à toutes les échelles

Clichysboisjpg

  • Neuilly-sur-Seine est un exemple de commune richissime à toutes les échelles. En effet son revenu par habitant est le triple  (+211%) de la moyenne régionale, tout en étant supérieur au double de la moyenne du département des Hauts de Seine (+173%) et plus élevé que celui des communes voisines (+84%) pourtant richement dotées (16e arrondissement ...).  Est-il admissible que le gouvernement envisage de favoriser encore plus cette commune en couvrant sa principale avenue aux frais du contribuable ? Peut-on continuer à admettre qu'elle refuse de construire des logements sociaux ?

neuillyjpg

  • La plupart des communes présentent des situations plus contrastées, pouvant apparaître favorisées à une échelle et défavorisées à une autre. A titre d'exemples, on peut choisir Limeil Brévannes sont le revenu par habitant est inférieur à celui de la région Ile de France, égal à celui de son département du Val de Marne et supérieur à celui des communes voisines en général plus pauvre. Ou bien le 15e arrondissement de Paris qui présente le profil inverse (supérieur à celui de l'Ile de France, égal à celui du département de Paris, inférieur à celui des communes et arrondissements voisins).

Limeiljpg
Paris15jpg

Ces exemples montrent que la réduction des inégalités économiques et sociales ne doit pas s'opérer de façon brutale et technocratiques mais par un ensemble de leviers :

  • Action régionale : pour réduire les inégalités les plus flagrantes qui opposent le Nord-Est et le Sud-Ouest de la région Ile de France.
  • Action départementale : pour réduire les disparités plus spécifiques à l'intérieur de chaque département et agir de façon plus fine.
  • Action intercommunale : pour réduire les disparités locales et favoriser le développement de relations entre communes voisines ayant des niveaux de revenus différents.